[Projet]
à fleurs d'eau
De manière insidieuse, Hervé Fougeray introduit un doute sur la nature de son intervention, et par là, sur la nature du lieu...
«Sur les bords d’un étang ou de manière plus conviviale et traditionnelle, au lavoir, les fleurs d’eau dérivent ou sont plantées parmi les roseaux des berges. La nuit, les sémaphores du plan d’eau, ponctuent la rive, comme autant de petites lumières de nuit d’été.»
Après tout qu’avons-nous besoin qu’il redouble ce qui est déjà là : des fleurs d’eau, des roseaux de hautes herbes ? Tout est déjà prêt pour nous porter à la rêverie ou à une sieste réconfortante au bord de l’eau, on imaginerait presque le petit blanc sec, au frais au bout du fil à pêche. On ne voit d’abord rien mais quelque tintement mécanique éveille notre attention: des fleurs en acier ont poussé là. Un acier dur, âprement soudé, avec des technologies de pointe afin que la feuille métallique prenne au mieux la forme voulue, un acte volontaire et -stricto sensu- contre nature. Contre nature mais inséré presque secrètement dans un coin de jardin (de potager ?) à qui il veut rendre hommage.
C’est cette ambiguïté là qui nous a plu, nous autres adhérents de « l’art est public », dans le travail de notre président.
Le tout est de se débrouiller pour que cette image trouve, un jour, sa réalisation. Et puis, c'est notre président à nous...
C.T.
le projet en images