Exposition

Portraits de
«rencontres à domicile»

Pendant un an, deux plasticiennes ont tiré le portrait d'une centaine de Courneuviens. Aujourd'hui, leurs dessins et photographies témoignent de ces rencontres, mises en scènes avec les participants.
L’idée de départ de Gaëlle (sic) Braun, peintre et de Pascaline Marre, photographe, était d'aller au-devant d'un public, en l'occurrence celui de La Courneuve, non pas pour le «portraitiser» d'une façon classique, mais pour lui offrir la possibilité d'être sujet et acteur de cette rencontre. Le dessin et la photo vont alors leur servir de supports

Tisser des liens artistiques

À partir de septembre 2001, les deux plasticiennes se mettent au travail. Gaëlle (sic) Braun prend des rendez-vous avec des habitants et fait un dessin à domicile. Dans la foulée, Pascaline Marre réalise une photo «in situ» de la personne visitée, en lui suggérant d'installer son portrait dessiné où bon lui semble. Enfin, détail important, les participants peuvent proposer parmi leurs connaissances, celles qui pourraient participer à la suite de l'expérience. Cela créant une sorte d'arbre généalogique -aléatoire.

« j’avais envie de faire une exposition a Houdremont, précise Gaelle (sic) Braun. Ce centre a un sens dans ce quartier précisément et je cherchais à m’ouvrir sur l’extérieur, les gens. On a rencontre des personnes de tous horizons. J’ai été surprise que la plupart aient un regard précis sur eux-mêmes.
Des gens qui souvent, ont eu de gros handicaps dans la vie et qui s’en sont sortis ».

Ce sont ces portraits de «rencontres à domicile» (titre de l'exposition) qui seront accrochés aux murs du centre culturel. On verra, dans ce travail, le questionnement des artistes, sur la place de l'art dans la société, le dialogue avec un public, une création qui dépasse le cercle habituel des initiés… Certes, ces interrogations ne sont pas nouvelles, et tarauderont encore longtemps les artistes. Mais à leur façon, (Gaëlle (sic) Braun et Pascaline Marre apportent leur pierre à l’édifice, avec un éclairage sensible et touchant sur les gens dont elles veulent se rapprocher. Une démarche qui n'en doutons pas, est porteuse de futures rencontres.

Jean-Louis Beau

Du 9 octobre au 6 novembre
Vernissage te 10 octobre à 19h
Centre culture Jean-Houdremont